Fabius encore coté à l'Argus ?

LA SYNTHESE DU NI OUI NI NON
Les élections se suivent et ne se ressemblent pas pour l'homme à la moto ! Après son triomphe du printemps, le vote des militants du PS s'est soldé par un petit 22% en faveur de sa motion. Le seuil fatidique des 20%, au-dessus duquel l'ami de José Bové s'imagine conserver toutes ses chances pour l'investiture à la Présidentielle, a été cependant franchi. Une bonne raison tout de même de sauver la face en acceptant la main tendue de Hollande. Main tendue en forme de bras d'honneur à DSK, qui permet à Fabius et Hollande de ne pas insulter l'avenir.

C'est la faute à Bruxelles !

LE CHAMPION DE LA FRACTURE EUROPEENNE
Ses partisans peuvent être rassurés. Le Président a retrouvé la plénitude de ses moyens. A commencer par son sens inné de la démagogie. La manifestation monstre du 4 octobre ? C'est la faute à Bruxelles, qui ne s'intéresse pas assez au social ! Pourtant, entre le champion de la fracture sociale et le champion de la croissance sociale qui nous gouvernent, la France devrait être à l'abri du mécontentement populaire.

Ô CORSE ! Ô DESESPOIR !
La SNCM rachetée par un fonds d’investissement, c’est la Corse rattrapée par la mondialisation. Qui pouvait donc croire qu’une île qui ne s’est toujours pas faite à l’idée d’être française puisse accepter de se plier aux règles de l’économie mondialisée ? Apparemment Dominique PERBEN, que l’on retrouver aussi peu inspiré aux Transports qu’il ne le fût à la Justice. Où il s’était notamment illustré par l’embastillement d’une avocate, accusée de n’avoir pas respecté le secret de l’instruction.


NAPO-SARKO-LEON EN ULTIME RECOURS ?
Nicolas SARKOZY a, une fois n’est pas coutume, brillé par son absence. En campagne présidentielle à la Réunion, il n'a pu soutenir son ami Villepin aux prises avec cette île qu'il connaît si bien mais qu'il comprend si peu. A son retour, il s’est racheté en déclarant qu’il avait une solution pour la SNCM mais que le Premier ministre ne lui avait rien demandé. Compte tenu de l’accueil frisquet réservé au dernier montage en date, bricolé in extremis par le gouvernement (25% à l’Etat, 5% aux salariés, 30% à la Connex et 40% au fonds Walter Butler), le ministre de l’Intérieur pourra bientôt donner la pleine mesure de ses talents de redresseur d'entreprise.



LA MOTION HOLLANDE AURAIT-ELLE DU PLOMB DANS L’AILE ?
Rien ne va plus entre STRAUSS-KAHN et HOLLANDE. Ce dernier s’est aimablement moqué dans les Echos de l’idée de DSK d’utiliser la TVA comme arme anti-dumping social, en augmentant son taux sur certaines marchandises importées. Voilà qui n’est pas très fair-play envers DSK, qui est l’un des rares présidentiables à avoir signé la motion HOLLANDE «socialistes pour réussir à gauche». Chez les socialistes, l'union n'a jamais été un long fleuve tranquille.

LE MARIAGE DU SIECLE
Le ministre des Finances et son ministre du Budget invités d'un mariage pharaonique organisé par le premier contribuable du pays, Bernard Arnault, pour le mariage de sa fifille. Pour ceux qui osaient en douter, c'est bien la preuve que la réforme de l'impôt sur le revenu profite avant tout aux classes moyennes (dixit BRETON et COPE).

Une rentrée en campagne



L'AGE DU CAPITAINE
A défaut d’être rattrapé par la justice, Jacques CHIRAC a été rattrapé par son âge. A 73 ans, les excès de frais de bouche commencent à se faire sentir. Sa candidature en 2007 a été retirée du menu.






PLUS CHOUAN QUE JAMAIS
Armoiries au vent, le Vicomte Villiers a déclaré sa flamme présidentielle à ses ouailles le 11 septembre. Tout un symbole ! Il n'a pas fait dans le détail. En proposant notamment de créer « une garde nationale » pour surveiller les islamistes et les prêches dans les mosquées. Le menhir de St Cloud a crié à la récupération. Sans bien sûr rien trouvé à redire sur le fond.

LA FETE A FAFA
Cette année, la fête de l’Huma ce fut surtout la fête à Fafa. Que Fabius ait pu faire croire à quelques électeurs socialistes désespérés qu’il n’était pas de droite soit ! Mais aux derniers carterons de communistes purs et durs réunis à la Courneuve, il ne faut tout de même pas pousser !

VILLEPIN SUPERSTAR
Pour son retour à l’ONU où il a remplacé au pied levé le Chi, pour prononcer un discours enflammé dont il a le secret, sur le multilaréralisme et la solidarité avec tous ceux qui souffrent… le Premier ministre a endossé une fois encore les habits de son mentor. Sans arrière-pensée aucune. Promis, juré, craché. Sang bleu ne saurait mentir !

LE DAUPHIN
Ne jamais insulter l’avenir, c’est tout un art. Villepin y excelle à merveille. A peine rentré de congés, il en a fait la démonstration éclatante en déclarant que si les militants avaient leur rôle à jouer dans la désignation du candidat à l’élection présidentielle, celle-ci est surtout la rencontre d’un homme et d'un peuple. Pour enfoncer le clou, un journal allemand l’a dans le même temps intronisé « dauphin » de Chirac.


L'HISTOIRE EST UN ETERNEL RECOMMENCEMENT
Pour la présidentielle de 1995 déjà, le patron du RPR, un certain Jacques Chirac était en concurrence avec un certain Edouard Balladur, qu’il avait officieusement désigné à ce poste. 10 ans plus tard se dessine le même scénario. Mais, cette fois-ci, Chirac soutient le Premier ministre qu’il a officiellement nommé. Contre celui qui lui a succédé à la tête de feu son parti le RPR (pardon ! l’UMP).




POM... POM... PI... DOU
Sans même l’onction du suffrage populaire, Pompidou avait réussi à gravir la dernière marche du pouvoir. C’est le Général en personne qui était venu le débusquer sous les ors de la banque de Rothschild pour lui proposer de devenir son directeur de cabinet à l’Elysée en 1958.

CHASSEZ LE NATUREL...
La commémoration de ses 100 jours en déplacement en Province a valu à Villepin un nouvel accès de lyrisme. De ceux auxquels on s’imaginait qu’il avait définitivement renoncé. Brandissant un coeur, il a déclamé à la tribune : "Ce bien inaliénable, on m'en a fait cadeau ce matin. Un jeune élève qui venait de tailler dans son ardoise un coeur. Ce coeur de France, nous nous battons pour lui et nous voulons le servir".